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  1. Kisangani : Journalistes et défenseurs des droits humains créent une synergie anti-corruption.

Kisangani : Journalistes et défenseurs des droits humains créent une synergie anti-corruption.

Au terme de l'atelier de formation des défenseurs des droits humains et des professionnels des médias de Kisangani organisé ce lundi 29 mars 2021, ces deux groupes sociaux sont maintenant capables de réaliser de monitoring et d'investigation sur les cas de corruption.
En outre, un cadre permanent de travail entre les défenseurs des droits humains et les professionnels des médias est créé en vue d'établir une collaboration efficace afin de relever les défis liés à la lutte contre la corruption classique et électorale en RDC.
Les participants à cette session de formation organisée par l'ONG AJDDH, Action pour la justice, le développement et les droits humains, ont aussi mis en place des noyaux d'alertes de cas de corruption classique et électorale et ont élaboré un plan de mobilisation des ressources financières pour maintenir opérationnels ces noyaux d'alertes.
L'objectif de cet atelier est d'impliquer efficacement les acteurs de la société civile défenseurs des droits humains et les professionnels des médias dans la lutte contre la corruption politique au sein des institutions provinciales en général et spécifiquement lors des élections des animateurs de ces institutions.
Selon Élie Kayembe, directeur exécutif de l'AJDDH, les élections au second degré des gouverneurs et vice-gouverneurs d'avril 2019 ont été émaillées des cas de corruption. Quelques cas de dénonciation sans preuve n'ont pas malheureusement débouché aux procès pouvant entraîner les condamnations des présumés corrupteurs et corrompus pour décourager ce fléau. Voilà pourquoi l'AJDDH a jugé utile de renforcer les capacités des défenseurs des droits humains et des professionnels des médias sur la lutte contre la corruption électorale et les sensibiliser sur l'impérieuse nécessité de réformer la loi en faveur d'une élection directe des gouverneurs et vice-gouverneurs.
Ernest Mukuli, l'un des facilitateurs reconnaît que la province de la Tshopo est grandement en rétard par rapport aux investigations journalistiques. Et pourtant, c'est ce qui permet de faire avancer les choses dans une société démocratique.
De son côté, maître Christian Biona a démontré l'importance d'assurer le monitoring en matière de la bonne gouvernance.
A noter que cet atelier d'un jour qui a réuni une trentaine des participants a eu pour cadre la salle Jean Léonard Ridja de l'alliance française de Kisangani.

FROK
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