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  1. Bas-uélé : 16 jours d'activisme pour lutter contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre dans la province

Bas-uélé : 16 jours d'activisme pour lutter contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre dans la province

Le gouverneur de la province du Bas-uele le professeur Jean-Robert NZANZA Bombiti accorde une attention particulière aux activités des femmes en général et celle de la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux jeunes filles en particulier. Cela est d'ailleurs inscrit dans le programme du gouvernement provincial. Voilà pourquoi il accompagne toutes les structures qui s'impliquent dans cette lutte. Tel est le cas de la DYFEMIR, Dynamique du Bas-uele pour un développement intégral, pour la défense des Droits de la Femme et de l'Enfant en milieu rural. Le ministre provincial de l'intérieur, le chef de travaux Jean-Pierre MAZIAMBOLA KWASINANGAME l'a déclaré dans son discours du lancement officiel de 16 jours d'activisme de lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre, campagne organisée par la DYFEMIR avec le financement de la fondation Carole AGITO Amela.
Il a, par la même occasion, souligné l'ampleur de ce fléau dans le Bas-uele avant de réaffirmer son engagement en sa qualité de ministre provincial en charge des droits humains d'inscrire cette question dans ses missions d'itinérance pour dissuader les différents chefs des chefferies, secteurs et groupements à quitter la vision traditionnelle sur la sexualité, laquelle ne cadre plus avec la vision universelle sur le genre et les violences sexuelles faites aux femmes et aux jeunes filles.

L'objectif de cette campagne est de renforcer la tolérance zéro et la réduction des Violences Sexuelles et celles Basées sur le Genre en sollicitant l'engagement des tous dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles dans la Province de Bas-Uélé.

Il sera question au cours de cette campagne d'activisme d'assurer le Plaidoyer auprès des autorités politico administratives (APA) et des acteurs intervenant dans la prise en charge des survivants de violences sexuelles, pour leur implication dans le système de prise en charge; Sensibiliser les élèves sur les violences faites aux filles dans les milieux scolaires ; Sensibiliser la communauté à dénoncer tout cas de Violences Sexuelles Basées sur le Genre avant 72 heures pour bénéficier de kit pep afin de sauvegarder leur santé contre les IST et VIH/SIDA.
Selon la coordinatrice de la DYFEMIR Madame KWAZA NAVONGA, pendant cette période de 16 jours d'activisme, il sera aussi question d'Animer les émissions radiodiffusées sur les mécanismes de prévention et réponses aux survivants de violences sexuelles. Elle a souligné qu'actuellement la violence à l'égard des femmes et des jeunes filles constitue l'une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices à travers le monde. En outre, elle demeure également l'une des moins signalées en raison de l'impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l'entoure, mais dont les conséquences sont néfastes sur les plans psychologique, sexuel, génésique affactant les femmes à tous les stades de leurs vies. Espérance KWAZA NAVONGA lance un appel à l'implication de tous les acteurs étatiques et non étatiques du Bas-uele.

A noter que cette cérémonie a eu lieu au Marché Carole AGITO situé au quartier BOMEA dans la ville de Buta.

FROK