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  1. Tshopo : La terre se fait chère, les maraichères peinent à trouver des terres.

Tshopo: la terre se fait chère, les maraîchères peinent à trouver des terres.

Séminaire de formation sur la problematique de l'accès des maraîchères aux terres à Kisangani.

Pour François Lemba du Groupe de travail pour la decentralisation et les elections, GTDE en sigle, la sécurisation foncière est l'une des priorités des actions de son organisation.

Delphin Mazombo, secrétaire exécutif de l’Union Payasanne pour le Développement de Kisangani l'UPDKIS, dans son exposé sur la situation des maraichères par rapport à l’accès à la terre, s’est dit flatté de la présence le long de cette route, des potages ménagères des obergines, ciboules, amarentes, tomates, seleries. Mais helas! ce constat encourageant est fortement menacé suite à la forte demande accrue de terres péri-urbaines liée à la pression démographique dans la ville de Kisangani. Les maraichères assistent impuissamment à la perte de tout leur espace cultivable. Cette situation engendre non seulement plusieurs conflits dans les milieux autrefois exploités par les femmes maraichères mais aussi la reduction des révenus de cette femme maraichère.

Face à cette situation, le GTDE en partenariat UPDKIS tient à contribuer à l’accebilité des femmes maraichères aux terres dans la périphérie urbaine de Kisangani à travers l‘organiation de l’atelier de formation du 17 au 18 juin 2021 au village NGENENGENE situé au point kilometrique 20 sur l’ancienne route Buta.

L’ingénieur Agronome Delphin Mazombo a permis à l’assistance de mieux cerner les contraintes qui pressent et découragent les femmes maraichères. Des problèmes qui sont notammment lies à la non maîtrise de bonnes techniques culturales, s’ajoute le vol des cultures et l'absence de produits pour faire face aux ravageurs des cultures, mais aussi d’ordre organisationnel afin de parvenir pourvoir s’imposer au marché..

La difficulté jugée troublante, c’est la précarité à laquelle ces femmes et leurs ménages courent. Les propriétaires terriens refusent d'accorder des espaces pour le maraichage, rapporte l’assistance. "Les ayants droits venaient de vendre la forêt y compris celle aux alentours des rivières.", ajoute maman Leocadi, l’une de responsable.des organisations paysannes de la pace.

Le mal est profond. C’est aussi l’ignorance de la loi. Me Lucien Kalinde, avocat au barreau de la Tshopo, et défenseur des droits de l‘homme attire l’attention des paysans sur la suprématie l'Etat en matière de gestion de terre.

Une séance à la fois pédagogique et interactive qui ramène les participants en majorité des femmes à découvrir les menaces auxquels ils font face ou bien dans un avenir proche. Car la plupart se limitent aux ayant droits ou autorités traditionnelles pour se prevaloir un queconque droit de terre. 

“La complexité de la problématique est du fait que les villages sur cet axe routier sont administrés à la fois par la commune Tshopo et le secteur de Lubuya Bera, fustige cet enseignant de droit à l’université de Kisangani..L'orateur invite les paysans à se référer d'abord au conservateur des titres fonciers.

A cause d’une forte démographie, la ville de Kisangani s'étend  de plus en plus. "Il faut sécuriser nos terres bien qu'on est en campagne", réagit ainsi le Pasteur responsable de l’église ayant abrité cette formation qui affirme avoir découvert beaucoup des choses..

Me KALINDE propose aux paysans de recourir à une organisation fédératrice pour les démarches de régularisation de leurs dossiers de terre au sein de l’admnistration foncière.

Jean-Boniface MALOLO, un autre membre de GTDE invite les mamans à se réunir en association afin de surmonter les difficultés notamment celles liées à l'accès à l'eau pour leur maraîchage et parvenir même à bénéficier d'un marché sans en demander.

Pour Jean Boniface Malolo , "le maraichage qui se pratique dans les normes feront de ces femmes à même de financer les études de leurs enfants”.

Selon le pasteur responsable de l'église qui a abrité cette formation, "il y a des risque qu'un jour qu'il se retrouve sans terre, même leur église, faute des connaissances. Heureusement qu'ils viennent de bénéficier grâce à cette formation". 

En se référant aux enjeux socio-économiques, les cultures maraichères permettent de lutter contre le chômage et d’occuper de nombreuses familles pauvres. Elles contribuent de manière essentielle à la sécurité alimentaire, à la divertiffication de revenus et ce faisant, à la lutte contre la pauvrété. Ce qui justifie l’appui de la fondation Allemande HANNS SEIDL

Dans la ville de Kisangani, force est de constater que depuis un certain temps, il s’observe dans les environs le probllème d’accès à la terre par les femmes maraichères qui avaient, autrefrois, des terrains bien destinés à l’agriculture périurbaine, notamment les sites BATIAMBALE et KANDANGWA.

Ernest MUKULI
Les dépêches de la Tshopo
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