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  1. Tshopo : victimes d'expropriation foncière, les prêtres du SCJ dénoncent la passivité des services étatiques

Tshopo : victimes d'expropriation foncière, les prêtres du SCJ dénoncent la passivité des services étatiques

 

Les Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus en RDC, dénoncent l’impunité dont bénéficient les gens qui convoitent la concession du scolasticat Père Déhon. C’était le mardi 11 Novembre 2021 lors d'un point de presse animé au centre Saint Laurent, par le Père Gustave MANIA, de la commission chargée de Patrimoine de cette congrégation sur l’expropriation de leur terrain à la Sainte Bakhita le mardi 11 Novembre 2021. Ce dernier dénonce l’usage de la violence qui caractérise le mode opératoire des gens qui convoitent leur espace.

Ces prêtres tenaient à rappeler à l’opinion locale, nationale et internationale que l’Église en tant que personne morale a le droit inné d’acquérir, de conserver et d’administrer les biens pour la poursuite des fins qui lui sont propres. Pour acquérir ces biens, l’Eglise a aussi le droit d’utiliser tous les moyens justes qui sont permis aux associations, aux personnes privées ou aux autres corporations selon le droit naturel et positif.

Cette acquisition des biens par l’Eglise a pour finalité de soutenir le culte divin, l’honnête substance de ses ministres, d’entretenir et de soutenir la charité dans tous ses paramètres.

 

Les enfants abandonnés et orphelins assiégés à répétition

 

C’est avec beaucoup d’amertumes et une grande désolation, que ce prêtre rapporte que, c’est depuis le mois de juin 2021 que leurs concessions sont victimes de convoitise de façon manifeste par un groupe d’agents des services fonciers, ceux de cadastre et de l’urbanisme et habitat de Kisangani.

Ayant pris goût, ajoute-t-il, dans la manigance des documents fonciers afin d’exproprier les concessions des gens par fraude, depuis un certain temps.

 Le père Gustave, en tant qu’expert de Patrimoine des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, regrette du fait que les gens qui convoitent leur espace recourent à la violence.

Il se dit être désagréablement surpris de voir le Centre Saint Laurent, Saint Vincent et Sainte Bakhita où résident les enfants abandonnés et orphelins, assiégés toute la journée du samedi 09 octobre et toute la journée du dimanche 10 octobre 2021, par un groupe de plus de 40 personnes armées des machettes, des barres de fer, des bâtons et autres armes blanches ainsi que quelques armes à feu. Ces gens n’ont pas hésité à agresser physiquement les enfants, les prêtres et le personnel dudit Centre. Ils ont vandalisé, pillé et emporté beaucoup de biens.

Son plus grand regret, c’est de voir que les meneurs de ce groupe seraient bien connus et bien identifiés. Deux d’entre eux étaient arrêtés par la justice au motif d’association des malfaiteurs à la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de la province de la Tshopo tenue le 11 octobre dernier. A leur surprise, ajoute le père Gustave, ces gens « étaient triomphalement relâchés quelques jours après ».

 

 

Une aristocratie foncière

 

Le 12 novembre 2021 dernier, ces gens ont  encore occupé  de force la concession SR 4253 des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, dans le site du Scolasticat, réservée pour les projets en faveur des enfants abandonnés et orphelins. Avec turpitudes et véhémence, ils effectuent les travaux au vu et au su de tous, littéralement, le jour comme la nuit, selon ce Prêtre du Sacré-Cœur de Jésus.

Le père Gustave dénonce la passivité des services attitrés et crie à la non-assistance des personnes en danger. Au point de soupçonner une certaine complicité dans cette affaire. « Comment dans un Etat de droit, des tiers aient une aristocratie foncière jusqu’à exercer un pouvoir politique, judiciaire et policier », s’interroge Père MANIA.

Il pointe du doigts certaines autorités de la province, dont la rédaction de dépêche de la Tshopo se réserve de citer faute des preuves. Les Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, alertent, « qui achète mal, paye double ».

Ainsi, les Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, certifient disposés du certificat d’enregistrement de plus de 6 ans. Faisant confiance à la justice, plaident les Prêtres d’être remis dans leurs droits. Car, dit-il, « nous sommes derrière le Chef de l’Etat dans son programme qui promeut l’État de droit qui confectionne un système des lois justes qui ne lèse le droit de personne et qui donne à chacun ce qui lui revient », conclut le père Gustave Mania de la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus.

 

Isaac KINGOMBE