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  1. Santé : Dépénalisation des avortements, MSI RDC vulgarise le protocole de Maputo dans la Tshopo

Santé : Dépénalisation des avortements, MSI RDC vulgarise le protocole de Maputo dans la Tshopo.

Contribuer à l'amélioration de la qualité des soins et services offerts à la femme dans les formations sanitaires et dans la communauté, c'est l'objectif de la séance de vulgarisation du Protocole de Maputo, Norme et Directive des soins complets d'avortement centrés sur la femme dans la province de la Tshopo, séance organisée ce mardi 7 décembre 2021 par le ministère provincial de la santé à travers le programme de la santé de la reproduction avec l'appui de l'ONG Mary Stopees International Rdc, en la salle du Centre Monaco de l'université de Kisangani.
Il vrai que le code pénal congolais interdit l'avortement. Mais, étant donné que la République Démocratique du Congo a ratifié sans réserve au Protocole de Maputo, ce document a la primauté sur les lois internes.
Quant à l'arsenal juridique interne lui-même, la loi cadre sur la santé en RDC autorise l'avortement thérapeutique, qui est un avortement sécurisé. Il en est de même pour la loi sur la déontologie médicale qui autorise l'avortement. En outre, dans une circulaire, le président de la cour constitutionnelle a rappelé la primauté du protocole de Maputo en son article 14 sur les lois internes et sa mise en application obligatoire. Ainsi, toutes les formations sanitaires publique et confessionnelles ont l'obligation sans tergiversations d'offrir un avortement sécurisé aux femmes sous les conditions ci-après :
- agression sexuelle, viol, et insestes
- une grossesse mettant en danger la santé physique et mentale de la femme
-une grossesse mettant en danger la vie de la mère
- une grossesse dont la vie du fœtus est en danger.
Au terme de toutes ces explications fournies dans trois exposés à savoir :
- Ampleur des Grossesses Non Désirés et Avortements clandestins dans le monde, en Afrique et en RDC : causes et conséquences par docteur Anne Marie Ntumba Benabiabu ( PNSR) ;
- les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux favorables aux Droits à la santé sexuelle et Reproductives : Cadre juridique sur l'avortement en RDC ( Protocole de Maputo) par maître Jerry Bulaya Kalokola ( Barreau de Kinshasa Gombe) ;
- Normes et Directives des soins complets d'avortement centrés sur la femme par docteur Érasme Kidikwadi (PNSR), les participants ont formulé quelques recommandations entre autres :
- Mettre en place un comité provincial multisectoriel de suivi des activités de vulgarisation du Protocole de Maputo, Normes et Directives des soins complets d'avortement centrés sur la femme dans la province de la Tshopo

-Créer un cadre de concertation pour la synergie sur l'appréciation des cas des avortements qui répondent sur les critères selon le protocole de Maputo,
- Rendre disponibles les outils de vulgarisation

- Mobiliser les fonds pour la vulgarisation;
- Organiser une enquête sur la notification des décès maternels survenus dans les Formations Sanitaires et communauté de la province de la Tshopo.
Si le mot d'ouverture a été prononcé par le gouverneur ad-interim, le mot de clôture a été prononcé par le ministre provincial de la santé. A cette occasion, docteur Luc Alungu Walisaya déclare qu'en RDC, l'avortement n'est pas libéralisé, mais il peut désormais se faire tenant compte d'un certain nombre des critères.
Pour l'ONG Mary Stopees International Rdc qui finance cette activité, il faut avoir des "Enfants par choix et non par hasard".

FROK
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