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  1. RDC : La prise de conscience des crimes environnementaux à Kisangani ( GTDE)

RDC : La prise de conscience des crimes environnementaux à Kisangani (GTDE)
Une cinquantaine des personnes ont échangé 2 heures durant, de ce lundi 20 juin, à la grande sale de GRADI-JEUNES, dans la commune de la Makiso, à Kisangani, sur les crimes environnementaux. Prof Bibishe Salumu, l’une des intervenantes à cette campagne de sensibilisation sur ce theme, pour le compte du groupe de travail pour la décentralisation et les élections, GTDE en sigle, “c’est une activité qui est beaucoup plus lucrative après la drogue et le commerce des êtres humains”..Selon cette défenseuse des droits humains, de l’université de Kisangani, la valeur en terme de milliards de dollars des crimes environnementaux, elle se multiplie jusque par 6 fois chaque année.C’est pour cette raison, le GTDE a réuni des enseignants des écoles primaires et secondaires, des agents municipaux chargés d'assainissement, des ONGDS, des mouvements paysans, des chefs des quartiers, des jeunes des clubs d'écoute communautaire et ceux des mouvements pro-démocratie pour une prise de conscience des caractères criminels des actes que pose l’homme sur l’environnement.

L’état fragile; population en danger

Une série des faits ont été énumérés par l'assistance pour démontrer la gravité de cette activité criminelle qui pollue l'aire, des espèces menacées qui sont davantage en danger.
Lui aussi du GTDE, François LEMBA a poussé les participants à pouvoir reflechir sur les enjeux environnementaux qui s’observent dans la ville de Kisangani. “C'est une question de survie, car l'homme est menacé gravement à cause de l'environnement malsain”, interpelle-t-il. Face à une administration publique dominée par des agents corruptibles, les crimes environnementaux se commettent par des acteurs dont l'origine de leurs fortunes est souvent douteuse. Le Profeseur Bibishe SALUMU, soulève la démission des services publics, pourtant appellés à mettre de l'ordre dans les différents secteurs de l’environnement. Certains agents de l'État sont aussi parmi les auteurs des crimes environnementaux à cause de la fragilité de l'État congolais, fustige l’oratrice. Situation qui se justifie par une instabilité économique. A laquelle s’ajoute l'absence de la cohésion. l'État est incapable de répondre aux besoins légitimes de sa population"Les potentialités environnementales sont une malediction pour les congolais. l'État n'arrive pas à transformer ses potentialités en richesses pour le développement de son peuple”, regrette cette enseignante de l’Université de Kisangani.

Engager les débats publics

Afin de garantir un avenir pour les générations futures, les participants à cet échange sont favorables à une culture de prévention et de la correction face aux infractions, lorsqu’il s’agit des citoyens, mais aussi d’un crime quand c’est l'État qui en est l’auteur. Outre la reconnaissance des crimes environnementaux par les habitants de Kisangani et de ses gouvernants, l’assistance consciente des consequences néfastes de l’exploitation illicites des bois, la surpêche et la mauvaise gestion des déchets des ménages et des industriels, souhaite s’organiser en plate forme d'éveil de concsience et d’alerte sur les pratiques. Il est important de renforcer le controle citoyen au sein des structures étatiques du domaine envirronnemental afin de produire des rapports sur les crimes environnementaux, Mais aussi, que des formations appropriées soient proposées à l'unité de la police qui s’occupe de l’environnement. Sans oublier des poursuites judiciaires contre l'Etat congolais. 

Cette campagne sur les crimes environnementaux est menée en partenariat avec TROPENBOS RDC. 


Pour François LEMBA, que cette campagne de sensibilisation sur les crimes environnementaux puisse se poursuivre à travers les rues et menages de la ville de Kisangani.

Ernest MUKULI